DPE à Bouheben, Capbreton : profil du bâti et repères pour vendre ou louer

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Bouheben, les 962 DPE analysés décrivent un quartier majoritairement composé d’appartements, où l’étiquette C domine. La consommation médiane est inférieure à celle de Capbreton, mais la proportion de logements classés F ou G est plus élevée.

DPE à Bouheben, Capbreton : profil du bâti et repères pour vendre ou louer — Capbreton

Le dossier énergétique de Bouheben repose sur 962 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 3 486 DPE à Capbreton. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer aux indicateurs communaux fournis. Elles ne doivent pas être assimilées à un recensement exhaustif du parc immobilier : les résultats portent sur l’échantillon analysé. Deux constats structurent la lecture : une consommation médiane de 157 kWh/m²/an, inférieure à celle de la ville, et une proportion de passoires énergétiques de 7,3 %, supérieure au niveau communal. Ces indicateurs ne se contredisent pas. Ils décrivent des aspects différents de la distribution des performances, qu’il faut examiner avant de tirer une conclusion sur un bien précis.

Un bâti surtout collectif, avec une période dominante en 2006-2012

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Bouheben)Part du quartier
A111,1 %
B474,9 %
C49551,5 %
D22523,4 %
E11411,9 %
F424,4 %
G282,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Bouheben (Capbreton).

Les maisons individuelles représentent 29,8 % des logements diagnostiqués à Bouheben ; le reste correspond à des appartements. Le profil observé est donc majoritairement collectif, sans que les données permettent de préciser la taille ou la hauteur des immeubles. La période de construction la plus représentée est 2006-2012, avec 23,3 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une majorité du bâti. Le quartier conserve également une composante ancienne : 14,8 % des logements étudiés ont été construits avant 1948 et 29,8 % avant 1975. La première catégorie est comprise dans la seconde : ces parts ne doivent pas être additionnées. Cette diversité d’époques invite à éviter toute description uniforme des caractéristiques énergétiques locales.

L’étiquette C domine, mais 70 logements sont classés F ou G

  • Les étiquettes A et B regroupent respectivement 11 et 47 diagnostics. Elles sont présentes dans l’échantillon, mais leurs effectifs restent nettement inférieurs à celui de la classe C.
  • La classe C rassemble 495 diagnostics. C’est l’étiquette la plus représentée à Bouheben et elle concerne, à elle seule, plus de la moitié des 962 DPE analysés.
  • Les classes D et E comptent respectivement 225 et 114 diagnostics. Elles montrent qu’une part du parc étudié se situe en dehors de la classe dominante, sans relever des catégories F ou G.
  • Les classes F et G comptent 42 et 28 diagnostics. Ensemble, ces 70 logements constituent les passoires énergétiques identifiées dans l’échantillon, soit une proportion fournie de 7,3 %.

La prépondérance de la classe C donne un repère central, mais elle ne résume pas toutes les situations rencontrées à Bouheben. Entre les 11 diagnostics classés A et les 28 classés G, la répartition révèle une diversité de performances. Les données disponibles ne croisent toutefois pas les étiquettes avec l’année de construction, le type de logement ou la surface. Il serait donc infondé d’attribuer les classes F et G aux seules maisons anciennes, ou la classe C aux seuls appartements construits entre 2006 et 2012. De même, aucun équipement de chauffage ni aucun niveau d’isolation n’est renseigné. Pour vendre ou louer, la distribution du quartier apporte un contexte ; seule l’analyse du logement concerné permet de décrire sa situation particulière.

Face à Capbreton : une consommation médiane plus basse, davantage de passoires

À Bouheben, la consommation médiane atteint 157 kWh/m²/an, contre 174 kWh/m²/an à l’échelle de Capbreton. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur : 960 €, contre 977 € dans la ville. La surface médiane des logements diagnostiqués est de 62 m² dans le quartier, contre 60 m² au niveau communal. En parallèle, la part de passoires F et G atteint 7,3 %, contre 5,6 % dans l’ensemble de la ville. Le bâti antérieur à 1948 est aussi davantage représenté, avec 14,8 % contre 9,5 %. Le positionnement du quartier est donc contrasté. Les valeurs centrales de consommation et de coût sont plus basses, mais elles coexistent avec une proportion supérieure de logements aux étiquettes les moins favorables.

Vendre ou louer : partir du DPE du bien, pas de celui du quartier

  • Pour préparer une vente, situer l’étiquette du bien parmi les 495 diagnostics classés C, les 225 classés D ou les autres catégories aide à présenter son contexte énergétique. Cette comparaison ne permet pas de déduire une valeur immobilière.
  • Pour préparer une location, présenter la consommation et le coût estimés propres au logement évite de transformer les médianes du quartier, soit 157 kWh/m²/an et 960 € par an, en prévisions individuelles.
  • Pour un logement classé F ou G, rappeler que 70 cas apparaissent dans l’échantillon local ne suffit pas à établir les démarches applicables au bien. Les faits fournis ne contiennent aucun élément réglementaire permettant de conclure sur sa mise en location.
  • Pour comparer une maison avec un appartement, tenir compte du profil de l’échantillon est utile : les maisons y représentent 29,8 %. Aucune performance médiane distincte n’est fournie pour chacune de ces deux catégories.

Dans un projet de vente ou de location, ces résultats servent surtout à formuler les bonnes questions. Un logement se situe-t-il dans la classe C, dominante parmi les 962 diagnostics, ou dans une autre catégorie ? Sa consommation est-elle proche de la médiane locale ? Sa surface est-elle comparable aux 62 m² médians du quartier ? Ces rapprochements doivent rester descriptifs. Les données ne renseignent ni les transactions, ni les loyers, ni les travaux déjà réalisés ou nécessaires. Elles ne permettent donc pas d’affirmer qu’une étiquette produit un effet chiffré sur une négociation ou sur l’intérêt des candidats. Une présentation factuelle distingue les caractéristiques documentées du bien, les repères statistiques locaux et les points qui demandent un examen complémentaire.

Bien interpréter les 960 € de coût énergétique annuel médian

Le coût énergétique annuel médian estimé de 960 € n’est ni une facture constatée pour tous les logements de Bouheben, ni une estimation personnalisée pour un futur occupant. Il correspond à une valeur centrale dans l’échantillon étudié. La consommation médiane de 157 kWh/m²/an et la surface médiane de 62 m² sont, elles aussi, des indicateurs distincts : rien ne permet d’affirmer qu’ils décrivent ensemble un même logement représentatif. Par ailleurs, les comparaisons disponibles avec Capbreton portent sur des médianes ou des proportions, et non sur des moyennes arithmétiques. Respecter ces distinctions permet d’utiliser le dossier comme un outil de compréhension du quartier, sans lui faire dire ce qu’il ne mesure pas sur un appartement ou une maison en particulier.

Questions fréquentes

Bouheben est-il plus performant énergétiquement que Capbreton ?

La réponse dépend de l’indicateur. La consommation médiane est plus basse à Bouheben : 157 kWh/m²/an contre 174 à Capbreton. En revanche, la part des classes F et G y est plus élevée, à 7,3 % contre 5,6 %. Il n’est donc pas pertinent de qualifier globalement le quartier à partir d’un seul de ces résultats.

Le quartier de Bouheben est-il principalement composé de logements récents ?

La tranche 2006-2012 est la plus représentée, avec 23,3 % des diagnostics, mais elle ne constitue pas une majorité. Le bâti est diversifié : 29,8 % des logements étudiés datent d’avant 1975, dont 14,8 % d’avant 1948. Les appartements sont majoritaires, les maisons individuelles représentant 29,8 % de l’échantillon.

Peut-on utiliser les 960 € médians pour présenter le coût énergétique d’un bien ?

Cette valeur peut être citée comme repère du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût annuel médian estimé sur les diagnostics analysés. Elle ne doit pas être présentée comme le coût propre au bien proposé à la vente ou à la location. Les informations du DPE individuel doivent rester distinctes de cette statistique.

Sources officielles

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